En ce jeudi 21 mai, jo
ur
férié...avait lieu une autre course nature à Gandrange, en parallèle des foulées de la madine. 15km annoncés, un peu plus de 16 de parcourus et des montées...de sacrées montées. Mais je vous
raconte tout ça grâce aux récits rapportés car cette fois-ci ce fut sans moi... Mon nerf sciatique me faisant particulièrement souffrir, j'ai pris la "sage" décision de ne pas faire cette course et
c'est une torture que de ne pas pouvoir courir avec les autres. Le parcours donc présentait plus de difficultés que prévus et la première fut certainement la chaleur car il a fait très lourd et le
seul ravitaillement du parcours, placé de surcroit à 1/3, n'a pas été suffisant. C'est donc déshydratés que j'ai vu arriver les coureurs sur la ligne. Il y avait pas mal d'habitués des foulées de
Tom et cela fut un plaisir de voir que tous ont été ravis de cette course et cette découverte ou redécouverte du trail pour certains a donné envie de recommencer! La beauté des paysages, les
passages ludiques ou techniques dans des singles forestiers sympas, un tunnel de végétation, des descentes assez raides qui peuvent faire mal mais qui font partie des charmes du trail. C'est Arnaud
qui franchit la ligne d'arrivée le premier parmis les foulées de Tom, suivi par Nathalie et Thibault, beaucoup de mérite car la course était semble-t-il pas si facile que prévu. Slimane pense tout
de même qu'elle était moins dure techniquement que le trail des Lez'art fugueurs en folie de samedi mais ce qui a vraiment manqué était l'eau, plusieurs fois il s'est dit qu'il allait abandonné
mais non! A la niack je vous dit!
Une première édition qui m'a paru donc réussie et que je ferai avec plaisir l'an prochain, pas en tant que photographe cette fois ci! Même si c'est toujours agréable de prendre de jolies photos, ça
fait de beaux souvenirs pour ceux qui courent! Je suis fière au final de mon chéri qui finit 87ème sur 134 en 1h38 ! Joli temps tout de même pour cette course!
Son compte rendu...
Après le petit briefing du speaker nous sommes en tête du peloton au départ. Une bonne ambiance
réside avec les fous-rires et la bonne humeur. Une petite appréhension en raison de la météo et de la forte chaleur. On se dit qu'un seul ravito sans poche à eau en plus va être dur! Après le coup
de sifflet, les premiers coureurs s'élancent et de suite on se retrouve sur des sentiers, une longue partie plane sur 4km où les coureurs comment déjà à se distancer. Anne-Marie dans le même rythme
que moi, Nathalie nous rejoint, un petit coucou avant qu'elle prenne son propre rythme auquel j'essaie de m'accrocher. Mais rapidement un point de côté me fait lever le pied sur une petite section
bitume avec traversée de route avant d'attaquer la longue montée. Le souffle n'est pas là, je commence
à
marcher comme la plupart des coureurs, elle se fera à la force des mollets. Il faut dire qu'il y a plusieurs paliers. Heureusement les arbres nous protègent du soleil car il fait très chaud.
Ca y est le ravitaillement est déjà là! Je prends deux verres d'eau et emporte une petite bouteille d'eau avec moi, heureusement!
Quelques coureurs doublés et d'autres me doublent. La première et longue descente arrive et je m'éclate en relachant tout, rattrapant au passage pas mal de personnes qui jouent la prudence. Je
cours durant quelques minutes avec différents compagnons de route qui me racontent leur dernière course et qui me donnent des conseils. Y'a pas à dire, y'a vraiment une bonne ambiance! Plusieurs
kilomètres de faux-plat me font rappeler les sous-bois de Napatant avec de larges sentiers. Pour accentuer la difficulté, ils nous ont fait passer par le parcours de Vtt, avec des bosses très
cassantes (de 5 mètres environ) car très raides en montée et très raides en descente.
Le parcours est magnifique et très diversifié. On passe notamment dans un "tunnel" formé par les arbres qui filtrent toute la lumière, il fait environ 600m. Un petit côté magique. La bouche sèche,
je continue à mon rythme avec une autre personne. Deuxième montée, très raide pour arriver sur le Haut plateau duquel on aperçoit la vallée de l'Orne. Que dire si ce n'est que c'était
magnifique! La soif est bien présente et nous le rappelle à chaque foulée. La grande descente avait pour objectif le stade de Gandrange, l'arrivée n'est plus qu'à 4km environ. Un petit passage dans
un village où l'on croise des signaleurs qui nous crient "allez encore 2,5km!". La course devient très dure, je souffre et je tremble du au manque d'eau, je regarde pour voir si personne n'a une
bouteille d'eau avec soi ou si une personne n'arrose pas son jardin. De plus en plus de monde et c'est la délivrance au loin. Après 1h38 sur des sentiers superbes, je rêve de plonger dans une oasis
pour m'hydrater.
Je retiens la bonne ambiance, le parcours exceptionnel et une organisation tip-top. Merci à tous ceux qui m'ont encouragé et accompagné pendant cette course.
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